Une émotion qui aide à avancer

IMPORTANT : je suis fan d’un podcast qui s’appelle Emotions (Source à la fin de cet article). Parce que cela m’aide beaucoup à écrire et à faire des fiches recap pour mémoriser, je me permets de retranscrire ici mes notes, d’après mon écoute d’une de leurs émissions.

L’espoir : est-ce réellement une émotion positive ?

C’est ce que le Podcast Émotions de Louie media cherche à répondre. Voici un résumé de ce que j’ai compris.


Selon le philosophe Jonathan Dodet, l’espoir est un état d’attente passive où l on se contente de rêver à une vie meilleure mais sans agir vraiment pour améliorer son quotidien

Il développe l’idée que l’espoir nous empêche de trouver des portes de sorties à des situations qui ne nous conviennent pas jusqu’à nous rendre apathique

Apathique = Qui manque d’énergie ou de réactivité émotionnelle. Syn.  : amorphe

C’est une passion triste, lié à la nostalgie et la mélancolie. L’espoir est le sentiment d’un bonheur passé. Qu’il faut retourner à quelque chose de perdu.

L’espoir nous conduit à être continuellement frustré, à ressasser ce qu’on voudrait être ou faire … Et donc à nous rendre insatisfait. On espère toujours plus et forcément on en oublie de se concentrer sur le présent.

Dans l’espoir il y a une notion d’attente. Un désir passif de changer les choses.

On espère la paix dans la monde, que le patron nous prenne moins la tête, que quelqu’un tombe amoureux de nous … sur tout cela on a aucune emprise. Il est difficile d’agir là-dessus et on finit par être coincée.


1er exemple et témoignage du podcast :

Une jeune fille Laura, 18 ans, elle sort d’une relation douloureuse de deux ans. Perdue dans son parcours scolaire. Elle se donne 1 an avant de vraiment commencer ses études. D’ici là elle devient hôtesse d’accueil et essaie une application de rencontre.

Je dois passer à autre chose. J’y croyais pas trop. J’ai reçu pleins de messages de mecs qui ne m’intéressaient pas. Un jour je reçois le profil de Sébastien …

Laura, 18 ans.

Petit bémol, Sébastien à 32 ans. Laura se demande pourquoi Sébastien s’intéresse à elle et accepte de le rencontrer. Laura tique car il lui dit qu’il ne sera pas beaucoup disponible (entre son boulot de policier et sa carrière de handballeur), mais accepte de le revoir, car il lui plait beaucoup.

Ils commencent à se fréquenter régulièrement. Il lui raconte des anecdotes de son boulot d’officier de police et qu’il est en pause avec sa copine avec qui il est depuis 14 ans. Laura ne se pose pas plus de questions que ça et commence à tomber amoureuse de lui. Ils s’envoient sans arrêt des textos …

Malgré tout une chose la titille : à chaque fois qu’ils se voient c’est un lieu isolé, dans la voiture de Sébastien, un parking souterrain, un café éloigné … Laura finit par comprendre par elle-même que Sébastien s’est remit avec sa copine, lui ne lui dira jamais frontalement. Pour ne pas le perdre Laura ne dit rien, elle lui dit qu’elle gère, qu’elle n’est pas amoureuse car elle ne veut pas qu’il la fuit. Elle réfrène ses sentiments, tout en gardant espoir qu’il la choisisse, elle. Elle doit suivre les règles que Sébastien met en place pour que leur relation reste secrète afin que sa compagne ne découvre rien.

Laura comprend que Sébastien a deux téléphones portables. Le soir ils s’envoient moins de textos … Sébastien lui explique qu’il laisse le portable avec qui ils échangent dans sa voiture. Laura imagine qu’il passe de super soirées tandis qu’il lui raconte que le soir il est super triste, que c’est pas la super ambiance, etc et Laure ne pas l’appeler pour lui remonter le moral. Sébastien lui raconte que Laura est son jardin secret, que c’est la première fois qu’il ressent ça avec quelqu’un … Laura encaisse, ne dit rien. Fais beaucoup de concessions de plus en plus durs. Elle a peur de passer pour une hystérique. Il passe la voir 2 h avant la fin de soirée … Et Laura continue d’attendre qu’il se décide, elle espère qu’il quitte sa compagne.

Laura se dit qu’ils vivent une belle histoire donc c’est obligé que Sébastien quitte sa femme pour elle. De l’autre côté elle se dit que ça fait 14 ans que ce couple est ensemble, qu’ils peuvent faire un enfant … De fil en aiguille, Laura se retrouve à le suivre en voiture, fait des rondes autour de son immeuble, arrive à observer sa copine par la fenêtre de la cuisine. Elle fait des choses qui ne lui ressemble pas. Elle s’invente une personnalité pour le convaincre de faire un choix (Elle faisait semblant de s’intéresser à la musique Funk alors qu’elle déteste afin de lui plaire par exemple).

Laura décide de le quitter. Pendant des années ils continuent à se parler en SMS, Sébastien persiste et lui dit qu’entre eux c’est magique, qu’ils sont fait l’un pour l’autre. Il finit d’ailleurs par quitter sa femme quelque temps après que Laura ai décidé de rompre alors que Laura elle a recommencé à faire sa vie. Mauvais timing.

6 ans après, ils se retrouvent tous les deux célibataires et décident de tenter le coup. Avec le temps tous les deux ont beaucoup changé…cela n’a pas marché


À force d’imaginer ce qui aurait pu se passer, de se projeter dans un idéal, l’espoir peut nous paralyser.

L’espoir peut aussi être quelque chose de positif et d’actif, cela dépend de l’objet de l’espoir. Dans le cas de Laura, ce qu’elle espère (que Sébastien quitte sa copine) ne dépend pas d’elle.

Quand on espère, il ne faut pas oublier de se demander :

  • Qu’elle est l’objet de mon espoir ?
  • En quoi je le place ?
  • Est-ce qu’il dépend de moi ?
  • Est-il bon pour moi ?
  • Est il atteignable ?

Ces questions sont importantes à se poser car c’est alors que l’espoir peut se transformer d’une attente passive en énergie constructive.

Des chercheurs ont découvert comment l’espoir pouvait être une émotion active et dynamique. Ressentir de l’espoir peut faire à avancer, grâce à un modèle cognitif élaboré dans les années 90 : la théorie de l’espoir par Snyder (un Américain si j’ai bien compris). Charles Martin Krumm chercheur en psychologie et ancien boxeur de haut de niveau, il a beaucoup étudié l’espoir et cette théorie.

Une personne qui a de l’espoir, c’est une personne qui se fixe des buts. L’espoir est placé quant à l’atteinte de ses buts. Il existe un questionnaire pour mesurer cet espoir.

Il y a deux aspects :

  • Opératoire = comment atteindre ses buts )
  • Motivationnel = l’énergie que la personne est prête à consentir pour atteindre ses buts.

L’intérêt n’est pas juste de savoir si on a de l’espoir, c’est surtout savoir si on peut agir dessus. Car les chercheurs font une corrélation entre le niveau d’espoir issu de ce questionnaire et son niveau de réussite (bon j’avoue … je n’ai pas tout compris)

À vous de jouer :

Vous pouvez faire le test vous-même ici

Mes résultats (au mois de janvier 2020) :

Agentivité (détermination) :
3.3 sur 4. L’agentivité réfère à la perception qu’a une personne de sa détermination, c’est-à-dire de sa capacité à poursuivre des buts malgré les obstacles.

Voies (moyens)
2.8 sur 4. Les voies réfèrent à la perception qu’a une personne de sa capacité à pouvoir concevoir et planifier des chemins (moyens) plausibles pour atteindre ses buts.

L’espoir a un effet sur la capacité à rebondir en cas d’échec, à se remotiver. Sur le long terme, on comprend bien pourquoi quelqu’un avec un bon niveau d’espoir sera plus performant, il saura continuer face aux obstacles et devenir progressivement meilleur.

Ce sujet m’évoque l’anime Naruto … Mais concernant je ne sais pas si dans ce cas là il ne s’agit pas d’obstination …

Toujours avec Charles Martin Krumm, dans le milieu scolaire, le constat est le même. Plus le niveau d’espoir est haut chez les élèves, meilleurs seront leurs résultats. Ils seront moins susceptibles d’abandonner leurs études et ont plus de chance de réussir ce qu’ils entreprennent.

Mais alors :

  • Comment intervenir sur son niveau d’espoir ?
  • Que pouvons-nous faire pour l’augmenter ?

Comment faire pour augmenter ce niveau d’espoir ?

Le chercheur répond que pour le cas des élèves, on peut jouer sur :

  • Leur créativité quant à la manière d’atteindre leurs buts
  • Le sens des buts qu’ils se sont fixés
  • Le contenu des buts en eux même

Étapes pour travailler sur ses buts et les moyens que l’on met pour y parvenir :

1 – Définir clairement l’objet de notre espoir, notre but

Charles M. K propose cet exercice :

Le soir avant d’aller dormir. Imaginer que quand notre réveil va sonner, la journée idéale commence.

  • Comment ça se passe ?
  • C’est quoi sa journée idéale ?
  • On est habillé comment ?
  • On commence par quoi ?
  • On va où et comment ? etc.

On essaie de définir une vie idéale. Comme si on rêvait sa vie pour ensuite vivre son rêve

Charles Martin Krumm

2 – Une fois que cela est déterminé, on va travailler sur comment s’y prendre ?

Se représenter clairement l’objet de notre espoir permet d’avoir plus de chance de réaliser nos buts mais aussi de ne pas se tromper de direction.


2nd exemple et témoignage du podcast :

Le fils de Charles Martin fait de la boxe depuis tout petit. Il faisait beaucoup d’effort pour s’améliorer et devenir le meilleur. Sachant que Charles Martin K. était l’entraineur, un jour il dit à son fils : Tu sais si tu fais de la boxe c’est pour toi, c’est pas pour moi. Je t’aime parce que tu es mon fils, pas parce que tu fais de la boxe. Il a arrêté la boxe, il avait 8 ans à cette époque.

Le but du fils de Charles Martin Krumm n’était pas le bon pour lui à ce moment là. Il voulait faire de la boxe pour faire plaisir à son père.

Hors pour espérer de manière constructive, il faut avoir un but en adéquation avec ses propres désirs, et non pas au hasard …. ceux de ses parents.

Un peu plus tard lorsqu’il a fallu choisir une orientation pour ses études, le fils a indiqué en premier choix médecine, puis en second choix métier du sport. Son père lui a rappelé qu’il l’aimait parce que c’était son fils et non parce qu’il faisait STAPS, que ça n’avait aucun rapport.

Tous les deux on définit ensemble ce projet (de faire STAPS) pour vérifier si ça n’était pas une influence du père j’imagine… Ils ont identifié que ce qui anime son fils depuis longtemps c’est d’être au service des autres. Après deux mois en médecine, il s’est arrêté car ça ne lui plaisait pas. Fort heureusement, il a pu rapidement changer de voix car il avait réfléchi à d’autres manières de nourrir cette envie d’être au service des autres.

Il est important de bien définir ce que l’on espère mais aussi de préparer un chemin différent au cas où le plan de départ ne se passe pas comme prévu. Il y a plusieurs manières de concrétiser son espoir.

C’est en cela que l’espoir constructif se différencie de l’optimisme :

  • Dans l’espoir constructif = on définit ses buts et les stratégies pour y parvenir. Cela nous permet d’agir pour que les choses se passent bien
  • L’optimisme = vague intuition qui n’est pas vraiment suivie d’action

En conclusion :

Je n’ai pas retranscris tout le podcast, ça n’est pas le rôle de cet article. Par exemple à la fin, on parle de Virginie Dedieu sportive de haut niveau en natation synchronisée.

L’espoir peut donner des ailes dès lors qu’on travaille pour et qu’on l’oriente dans une direction que l’on a choisi, en toute connaissance de cause, que l’on sait être bonne pour nous et atteignable.

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